Le jardin à l’anglaise naît au début du XVIIIe siècle sous l’influence de philosophes et d’artistes, comme le poète Alexander Pope. Il rejette les codes du style « à la française », trop géométrique, et prône le retour à une nature sauvage et poétique. Dans les années 1770, cette nouvelle esthétique se répand en Europe et un jardin à l’anglaise est même planté à Versailles pour Marie-Antoinette. Durant la Révolution, sa liberté d’aménagement en fait un symbole d’émancipation vis-à-vis de la monarchie, tandis qu’au XIXe siècle, il pose les bases du jardin romantique. Découvrons quelques-uns de ses principes !

Une sensibilité artistique
La composition d’un jardin à l’anglaise est très semblable à celle d’un tableau. Ce n’est pas un hasard : William Kent, qui en élabore les premières versions dans les années 1730, est à la fois paysagiste et peintre ! La diversité et l’équilibre des volumes sont donc primordiaux et viennent sublimer l’aspect naturel. Les végétaux choisis sont variés, tant dans leur type que dans leurs coloris. Le jardin anglais du château de Rambouillet l’illustre parfaitement. Sur près de 25 hectares, il mêle prairies et arbres rares le long d’une rivière. Ne trouvez-vous pas le cadre splendide ?

Une reproduction de la nature
Si ces espaces mettent la nature à l’honneur, ils n’en sont pas moins aménagés avec soin ! Des éléments remarquables sont donc parfois intégrés à leur agencement, toujours dans l’idée de charmer les promeneurs. C’est ainsi qu’au château d’Azay-le-Rideau, la topographie participe pleinement à la beauté des lieux. Au cours du XIXe siècle, des allées sinueuses sont dessinées dans le parc, offrant différents points de vue sur l’édifice. Plus tard, en 1950, le bras de la rivière est élargi. L’eau vient alors entourer le château et forme un étang immense, pour le plus grand plaisir des libellules et des visiteurs !
